Ô ma fille ! Cache le haut de ton torse...
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
D'après Al Harith Ibn Al Harith Al Ghamidi (qu'Allah l'agrée) : J'ai dit à mon père alors que nous étions à Mina (1) : Qu'est-ce que ce groupe de gens ?
Il m'a dit : Ce sont des gens qui se sont rassemblés autour d'un des leurs qui a délaissé sa religion. (2)
Nous sommes monté et nous avons vu qu'il s'agissait du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) qui appelait les gens à l'unicité d'Allah et à la foi en Lui et eux n'acceptaient pas ses paroles et lui causaient du tort.
Ceci a duré jusqu'au milieu de la journée et les gens se sont écartés de lui.
Alors une femme qui pleurait et dont on voyait le haut du torse est venu en portant un récipient d'eau et un tissu.
Il a pris le récipient, il a bu et s'est nettoyé puis il a levé sa tête vers elle et a dit : « Ô ma petite fille ! Cache le haut de ton torse et n'aie pas peur pour ton père ».
Nous avons dit : Qui est-elle ?
Ils ont dit : C'est Zaynab, sa fille (qu'Allah l'agrée). (3)
(Rapporté par Ibn 'Assakir et authentifié par Cheikh Albani dans Jilbab Al Mar'a p 79)
(1) Mina est un endroit juste à côté de La Mecque.
(2) C'est à dire que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a divergé de son peuple car leur religion était l'association à Allah tandis que l'Islam est la religion d'unicité d'Allah.
(3) Cette histoire s'est déroulée au début de la période mecquoise comme ceci est évident.
Zaynab la fille du Prophète (qu'Allah l'agrée) avait alors une dizaine d'année car elle est né 10 ans avant la prophétie.
(Al Isaba de l'imam Ibn Hajar vol 13 p 414)
Malgré cela le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) lui a demandé de faire preuve de pudeur et de cacher le haut de son torse.
عن الحارث بن الحارث الغامدي رضي الله عنه : قلتُ لأبي ونحنُ بمنًى ما هذِهِ الجماعةُ ؟
قالَ : هؤلاءِ قومٌ اجتمَعوا على صابئٍ لَهُم
فأشرَفْنا فإذا رسولُ اللَّهِ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يدعو النَّاسَ إلى توحيدِ اللَّهِ والإيمانِ بِهِ وهُم يردونَ عليهِ قَولَهُ ويؤذونَهُ حتَّى انتصف النَّهارُ وانصدعَ عنهُ النَّاسُ وأقبلتِ امرأةٌ قد بدا نحرُها تبكي تحملُ قدحًا فيه ماءً ومنديلًا فتناولَهُ مِنها وشرِبَ وتَوضَّأَ ثمَّ رفعَ رأسَهُ إليها فقالَ : يا بُنَيَّةُ خمِّري عليكِ نحرَكِ ولا تخافي على أبيكِ
فقُلنا : مَن هذِهِ ؟
قالوا : هذِهِ زينبُ ابنتُهُ
(رواه ابن عساكر وصححه الشيخ الألباني في جلباب المرأة ص ٧٩)